• Une palette de couleur entre le Blanc et le noir !

     

    La Caraîbe, c’est la rencontre de la diversité en matière de couleur de peau. Une diversité qui est née d’une souffrance ou d’injustice suite à l’esclavage.

     

    Anciennement, (après l’esclavage)

     La couleur de peau était un critère facilitant l’accès à l’emploi. Si on était blanc ou si on se rapprochait de la couleur blanche alors on se retrouvait en haut de l'échelle sociale.  Si  on était noir et plus on l’était, alors on se retrouvait au pied de celle-ci.

     

    Bien entendu que c’est du racisme, appelons un chat un chat. Ce genre de catégorisation fut l’idée de ces chers Békés (descendant d’esclavagiste).  Toutes ces appellations ou distinctions de caste (à connotation péjorative dans le temps)  fut seulement dans le but de faire ressortir les différences afin de mieux distinguer ou discriminer.

     

    -         Mulâtre (H) ou Mulâtresse (F) : issu d’une union mixte entre le noir et le blanc

    -         Câpre (H) ou Câpresse (F) : union entre un mulâtre et un noir

    -         Chabin (H) ou Chabine (F) : union de parents claires de peau et/ou de parents noir – c’est le résultat d’un métissage ancien. (sont réputés être agressifs)

    -         Coulis : union avec un indien  (cela depuis les dernières vagues d’immigration) 

     

    Ne soyez donc pas étonné si vous entendez ces mots lors de votre séjour. Des expressions anciennement péjoratives qui actuellement font partie de la culture antillaise. Certains sont restés dénigrantes voire insultantes pour les castes qu’elles identifient comme par exemple « COULIS ». D’autres ont quittés la connotation péjorative au profit d'une autre, plutôt affective comme par exemple : Chabin, Chabine, nègre (Cela à cause du processus de  créolisation)

     

    Il existe encore d’autre terme que l’on entend moins voire pas, mais j’ai préféré vous parler des plus répandus à l’heure actuelle. Le mot : Câpre – Câpresse est en vois de disparition- on l’entend plus souvent  dans les campagnes.

      

    Aujourd’hui,

    Si aux Antilles, si il y a autant de métissage se rapprochant du blanc que du noir, c’est à cause de toute cette histoire de réussite sociale et de dénigrement. Alors, les parents se sont donc mélangés aux métropolitains  (blancs de la métropole -France).

    La Génération actuelle à encore ces stigmates au plus profond de leur être et réagissent pour la plus part comme les anciens.  Pas étonnant que vous entendez encore des petites expressions montrant une certaine fierté d’être plus claire de peau ainsi que pour les traits fin du visage et le type de cheveux se rapprochant du blanc.

     

    -         Mwen ni an ti coulè wayayay ! (j’ai une couleur de peau plus claire)

    -         Ba mwen sové lapo ich mwen ! (laissez moi sauver la peau de mon enfant)

    -         An ti coulè chapé (une petite couleur échappée – échappée du noir..)

    -         Chapé couli (fait référence au type de cheveux ou de poile comme les indiens)

    -         Etc..

     

    Le Béké a aussi une grosse part de responsabilité dans cette affaire car fut aussi à l’origine de ce métissage. Bien qu’interdisant la copulation entre les ethnies, il ne se gênait pas pour violer quelques esclaves, ce qui donna naissance aux premiers mulâtres. Dit aussi Béké griyave. (Béké goyave = Béké mulâtre).

     

    Actuellement le Béké ne se mélange pas à la population antillaise. Si l’un d’entre eux à le malheur de se marier avec un antillais il est de suite déshérité et banni du groupe car ces familles souhaitent garder la pureté du sang (Sang blanc). Même le blanc de métropole appelé métro ou zoreil (à cause de leurs grosses oreilles – et leur difficulté à comprendre la langue) à aussi des difficultés avec le Béké (ils ont le sang mais pas la même mentalité). 

     

     Une nouvelle génération Antillaise

    L’antillais avait une grande estime pour le blanc. D’ailleurs quand celui-ci venait aux Antilles, il était accueilli comme un roi.
    Cependant, une certaine réalité en terme de relation interculturelle confortée au racisme, à l'injustice sociale etc. (véhiculé par les médias) a servi à éveiller les consciences. L'antillais s'est vite rendu compte que l'accueil sur le sol français était tout autre voire opposé à ce qu'il connaissait. La désillusion était bien là...
     

     

    Toutefois, cette nouvelle génération antillaise qui de plus en plus métissée (blanc) tant à revendiquer ses origines africaines et  sa Créolité. Les Antillais d’aujourd’hui revendiquent ardemment leur région (sont avant tout antillais que français) et s’assimilent de plus en plus au peuple noir (africain) car l’histoire de l’esclavage est tout ce qui nous lie à elle.

     

     


  • Commentaires

    1
    lylou
    Mercredi 15 Avril 2009 à 22:57
    A BAS LE RASCISME
    j'apprécie particulierement ton post Mr Sombong, tu touches aujourd'hui un sujet sensible qui me tiens à coeur: le rascisme et plus précisement celui qui existe entre noirs selon le degré de négritude. Les séquelles de l'esclavage sont encore dans nos mentalités, notre rapport aux autres et notre culture est batie sur les standards européens. On prone notre fierté d'etre noir mais ne perdons pas une occasion de nous dénigrer nous meme. Pli ou nwè, pli ou lèd, et pi ou méchan enco' donc ou pa vo ayin!! c'est une phrase que j'ai entendu de la bouche d'une antillaise! Il est temps d'arreter de d'associer les comportements sociaux avec les races!! Et pour en finir avec les idées recues, il faut commencer à apprendre à apprécier ce que nous sommes car à force de distinctions ridicules, nous faisons de notre couleur de peau un handicap!
    2
    Suzelle Habricot
    Lundi 21 Janvier à 16:09
    A bas le racisme
    3
    anticolonisateurs
    Vendredi 14 Juin à 08:02

    la véritable origine de ce probleme racial ou du colorisme est l'attirance amoureuse ou sexuelle qui passe aussi par le statut social dans le cas précis de la femme ainsi pour elle plus l'homme a la peau claire les cheveux lisses et se rapproche du blanc plus son statut social sera élevé et va attirer la femme,la majorité des femmes priorisent le statut social (le potentiel argent) a la couleur de peau le psychiatre anticolonialiste martiniquais frantz fanon disait "la martiniquaise est naivement attirée par le blanc parce qu'il est blanc" sa sous entend aussi parce que le blanc a le pouvoir et surtout économique....car la femme a conscience que seul l'argent domine notre monde malsain.. la femme renie l'homme qui est pauvre impopulaire pas conforme a ce que met en avant la société que ce soit saint ou malsain lui importe peu, ce qui est dommage.. 

     

    chez les hommes c'est différent l'homme est attiré avant tout par le physique de sa proie la femme, le probleme racial vient plus de chez l'homme car l'homme est en perpétuel recherche de la belle femme et la femme noire ebene d'afrique est mise au bas de l'echelle dans la hiérarchie de la beauté des femmes et avant tout par son semblable homme noir ébene d'afrique  quand il quitte son continent il n'a plus dans le viseur que les femmes a peau claire des blanches des métisses des maghrébines des indiennes des latinas

     

    l'homme blanc lui aussi participe a cette hiérarchie car meme s'il ne rejette pas sa femme blanche semblable a lui quand il cherche une femme hors de son ethnie son choix se porte en priorité sur la métisse la maghrébine l'indienne l'asiatique et la noire ébene en dernier choix

     

    la propagande médiatique discrimine aussi en mettant dans les pubs que des femmes a peau claire blanches latinas métisses magrebines etc destiné a un peuple multi ethnique et cest pas logique ils devraient mettre les memes pourcentages de femmes ou d'hommes dans les médias que dans la population et non pas prioriser des femmes blanches ou métisses ou maghrebines parce qu'elles ont été désigné plus attirantes pour faire vendre...c'est la qu'on voit le coté malsain et injuste de l'argent.

     

    bref chaque homme de chaque ethnie devrait commencer par s'aimer lui meme et donc a préférer et choisir une femme semblable a lui de son ethnie... le rejet de la femme est une autre histoire et comme par hasard cest toujours par rapport a l'argent et ce qui est mis en avant par la société et donc par les médias ! les femmes sont hélas très influencables par ce que dicte la société.

     

     

    4
    Vendredi 14 Juin à 16:17

    Merci Anticolonisateurs pour ton analyse. En effet, le blanc semble être le modèle de référence pour façonner les peuples et leur fonctionnement. Toute fois l'aspect économique semble avoir une importance au niveau de la femme. Mais peut-on appeler ça du racisme? 

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